Électricité : vers une hausse des tarifs réglementés de 1,9 % pour les ménages

Aouch ! Cette première semaine d’août risque de faire très mal. Baisse du taux du livret A, versement de primes colossales aux traders de certaines banques, hausse des tarifs d’EDF… rien n’aura été épargné à l’argent des petits contribuables. Le gouvernement vient en effet d’autoriser l’opérateur historique à augmenter le prix de l’électricité. À partir du 15 août, ce sera + 1,9 % pour les particuliers et + 2,8 % pour les PME et les grandes entreprises afin de ne pas faire de jaloux.rnrnPour le gouvernement, il s’agit d’un revirement à vitesse grand V. Claude Guéant, le « super conseiller » du Chef de l’État, n’avait-il pas très sèchement rappelé à l’ordre Pierre Gadonneix, Président d’EDF, alors que ce dernier faisait ouvertement part en juillet dernier de ses velléités de réévaluer à la hausse ses prix de 20 % sur trois ans ? Le secrétaire général de l’Élysée avait alors estimé « regrettable que le président d’EDF inquiète les Français avec une perspective de hausse », ajoutant que « le gouvernement, qui est celui qui fixe les tarifs, ne le suivra pas ».rnrnÀ peine quelques semaines plus tard, la hausse des prix si fortement décriée passe pourtant comme une lettre à la poste, la CRE (Commission de régulation de l’énergie), à laquelle revient le dernier mot, s’étant déjà déclarée favorable à cette réforme. Malgré la crise, le gouvernement Fillon n’hésite donc pas à adopter cette mesure ô combien impopulaire arguant de la « relance des investissements dans le système électrique », investissements qui comprennent à la fois le passage aux énergies renouvelables (Grenelle de l’Environnement oblige) ainsi que les coûts énormes liés au fonctionnement et à la modernisation du parc. Cette hausse s’inscrirait aussi dans une réforme de plus grande envergure, visant à plus de cohérence avec les directives européennes, et qui permettrait à EDF de vendre le MWh à d’autres pays européens sur la base de 40 à 45 euros. Actuellement, certains usagers profitent de prix aussi bas que 35 euros le MWh…rnrnLe Parti Socialiste quant à lui, ne s’est bien sûr pas gêné pour demander au gouvernement de « renoncer à cette augmentation des prix malvenue en cette période de crise ».rnMalheureusement, la partie semble déjà jouée.rnrnAu final, le rôle de dindon de la farce incombera encore aux ménages. Après tout, ils ne vont faire que ce qu’ils font le mieux : payer, encore et toujours.

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David Hatwell

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