Baisse des loyers en 2009, pour la première fois depuis plus de dix ans

baisse-loyerDécidément, l’immobilier est plein de bonnes surprises en 2009, du moins pour ceux qui ne sont pas propriétaires ou vendeurs… Après la baisse des taux des crédits à long terme, celle des prix, voilà que le mouvement s’étend aux loyers. L’évènement est assez rare pour être souligné, le cours des logements n’avait pas connu ça depuis1998.nnEn 2009, les loyers ont reculé de 1 % selon les chiffres de l’observatoire Clameur (Connaître les loyers et analyser les marchés sur les espaces urbains et ruraux) après deux années consécutives de hausse (+ 2,1 % en 2008, + 2,7 % en 2007). Cette étude porte sur environ 1,5 million de contrats de location nouvellement signés, il s’agit principalement des locataires fraîchement installés et des logements tout juste achevés.nnDes disparités apparaissent en fonction de la ville ou de la région, mais aussi du type de logement. Sans surprises, ce sont les plus chers qui souffrent de la baisse la plus marquée : – 2 % en moyenne pour les quatre pièces et les cinq pièces, les trois-pièces font à peine mieux avec – 1,9 %, les deux pièces cèdent quant à eux 0,5 %. Crise oblige, les loyers des logements les plus modestes (studio et une-pièce), les plus recherchés, sont allés à contre-courant gagnant 0,1 %.nnAu niveau géographique les baisses les plus marquantes ont été enregistrées à Bordeaux (-4,2 %), Strasbourg (-2,4 %) et Marseille (-2,2 %). Paris a été relativement peu touché avec en moyenne – 0,5 %, mais là encore des disparités existent. Certains arrondissements connaissent une hausse (+ 6,7 % pour le VIIIe, + 9 % pour le IIe) tandis que d’autres comme le VIIe (-0,5 %) ou le XIXe (-7,4 %) boivent la tasse. Malgré tout, le prix du mètre carré dans la capitale reste le plus cher du territoire à 17,4 euros. Pour le mètre carré le moins cher ? Rendez-vous au Limousin où il ne coûte que 8,4 euros.nnDerrière ces chiffres se cache un constat plus inquiétant, la crise a un impact énorme sur la confiance des ménages qui sont de plus en plus nombreux à retarder leur déménagement. La baisse de la mobilité résidentielle (25, 7 % contre 28,7 % en 2008) et l’allongement du délai moyen de relocation sont là pour en témoigner. Seule conséquence positive de cette situation, les propriétaires rechignent moins à effectuer des travaux dans les logements qu’ils mettent sur le marché puisque l’effort d’amélioration a atteint son plus haut niveau depuis dix ans.  Environ 29,8 % des biens loués ayant subi au moins une rénovation en 2009. Un progrès de 1 % par rapport à 2008. Les locataires ont désormais un pouvoir de négociation accru, ils le savent et deviennent plus exigeants. C’est une petite avancée, mais qui méritait d’être soulignée.

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Max

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