Grand emprunt : le recours à l’épargne publique écarté.

C’est tout sauf une surprise. Après de nombreux débats, le grand emprunt national sera lancé exclusivement auprès des marchés financiers. Objectif du gouvernement : récolter 35 milliards d’euros en vue d’alimenter la « croissance de demain ». Le recours à l’épargne publique, après avoir été évoqué dans un premier temps à grand renfort d’effets d’annonce, a finalement été abandonné, pragmatisme oblige. Cette option aurait été non seulement plus coûteuse, mais aussi plus fastidieuse. En se contentant d’émettre auprès des professionnels, le gouvernement économise beaucoup sur le taux proposé, et quand on emprunte à hauteur de plusieurs dizaines de milliards, la différence est énorme.nnParmi les secteurs prioritaires mis en avant par Michel Rocard et Alain Juppé dans leur rapport, la recherche et l’innovation et leur pendant naturel, l’enseignement supérieur, devraient se tailler la part du lion avec 16 milliards d’euros. En comparaison, les autres axes en seraient presque négligés avec 4,5 milliards d’euros pour la « ville de demain », 4 milliards pour la « société numérique », 3,5 milliards pour « l’efficacité dans la gestion des ressources » et les « énergies décarbonnées » et 3 milliards pour la « mobilité du futur ». Les deux thématiques « sciences du vivant » et « PME innovantes » se partageront le reste du grand emprunt avec « seulement » 2 milliards d’euros chacune.nnLe rapport laisse cependant entrevoir la possibilité de gonfler le montant total du grand emprunt à 60 milliards d’euros au moyen de deniers privés et de fonds européens. Une manne qui attise déjà bien des appétits…

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Jean Julien

Blogueur spécialisé dans les Finances Personnelles pour Optissima.com, je vous informe sur l'actualité de la Banque et du Crédit. N'hésitez pas à laisser un commentaire pour donner votre avis ou poser vos questions !

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