Finance durable : un pari loin d’être gagné

Finance durable un pari loin d etre gagneÀ l’heure où le développement durable s’impose comme étant la norme à l’échelon mondial, le monde de la finance traine des pieds pour se mettre au diapason. Les institutions financières françaises tardent à inscrire dans leurs priorités, la mise en place d’une finance durable au service du développement durable. Les plus réticents semblent être les banques. Les éco-prêts à taux zéro constituent pour l’heure leur unique initiative allant dans ce sens ; une réaction lente et tardive qui témoigne de la réticence du secteur. Cette « nonchalance » des banques est encore plus flagrante concernant les investissements qu’elles choisissent de financer. Pour éviter la réalisation de projets « inconscients », des associations telles que « Les Amis de la Terre » sont obligées de jouer en permanence les gardes fous. Tournant le dos à cette attitude irresponsable, une banque mérite toutefois une ovation particulière pour ses actions en faveur du développement durable : le Crédit Coopératif du groupe BPCE.nnAprès les banques, la palme de l’indifférence revient aux assurances. Certes, la création d’une charte semble marquer le début, encore très discret, d’une prise de conscience. Cependant, les efforts sont encore loin d’être suffisants. L’unique réalisation concerne le secteur des assurances-dommages.nEnfin, dans ce milieu hostile au développement durable, le secteur de la gestion de fonds se démarque. On compte environ 250 OPCVM qui ne se contentent plus de critères financiers. Ces analyses extrafinancières intègrent des données concernant les préoccupations écologiques de l’entreprise (implication dans le respect de l’environnement), la qualité de prestations sociales dont bénéficie le personnel et le type de gouvernance qui prévaut au sein de la structure.

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