Les Français vont-ils consommer à Noël ?

Noël 2008 sera marqué du sceau de la récession, avec un pouvoir d’achat en berne et des Français très près de leur argent.

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Selon une étude menée par le cabinet Deloitte auprès de 18 000 consommateurs dans 18 pays, le montant total des dépenses pour les fêtes va irrémédiablement baisser cette année, dans l’Hexagone comme en Europe en général.

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Le responsable de l’étude, Gilles Goldenberg résume très bien la situation qui prévaut actuellement : « En raison des hausses de prix alimentaires et de l’essence, les trois quarts des Français vont réduire leurs dépenses de fin d’année ».

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Le recul total des dépenses est estimé à 5 % par rapport à 2007. L’année dernière, c’est la bagatelle de 15 milliards d’euros que les ménages avaient dépensés durant le mois décembre.

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La grande tradition de Noël sera tout de même respectée et il y aura heureusement des cadeaux au pied du sapin. Près de 25 % des sondés déclarent cependant ne pas prévoir offrir quoi que ce soit à leurs conjoints, leurs parents ou leurs amis. Seuls les enfants semblent devoir être épargnés par cette vague de « pingrerie ».

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Au classement des intentions de cadeaux viennent dans l’ordre : les livres (39 %), la musique (33 %) et les vêtements (30 %). Les chèques-cadeaux reviennent à la mode avec environ 24 % des choix.

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Le présent que souhaitent le plus recevoir les Français, à 43 %, demeure néanmoins l’argent, qui n’arrive pourtant qu’en sixième place des intentions.

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L’avènement de l’achat raisonné

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Crise oblige, fini les achats « coups de cœur » et instinctifs, les Français passent de plus en plus de temps à comparer les prix, notamment sur internet. Ils recherchent avidement toutes les possibilités pour économiser leur argent, dans la mesure où 6 consommateurs sur 10 anticipent une baisse de leurs disponibilités financières en 2009. D’ailleurs, c’est près de 50 % des Français qui vont établir un budget de fête cette année, soit près de 20 % de plus que l’année dernière.

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Il faudra donc attendre les soldes et les promotions pour voir les gens acheter en masse.

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Le prix redevient la principale composante dans la décision d’achat. L’industrie du luxe et les petits commerces, notamment alimentaires, seront les premiers à en pâtir. Les Français pensent en effet réduire leurs dépenses de bouche de 2 % cette année et envisagent de délaisser les marques habituelles pour se reporter vers les produits des distributeurs, moins chers.

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Les hypermarchés devraient ainsi renforcer leur statut de premier lieu d’achat pour Noël cette année.

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