La réponse du président à la crise

Sarkozy

Après une longue attente des entreprises, et dans un contexte de chute libre du pouvoir d’achat, le « new deal » à la française du président Sarkozy est enfin annoncé. Rien de bien nouveau finalement, le gouvernement a misé sur les vieilles recettes déjà éprouvées, notamment le soutien du bâtiment et de l’industrie automobile.

nnn

S’il est ainsi majoritairement axé sur la relance des grands groupes et des PME et PMI, ce plan réserve toutefois quelques mesures destinées directement aux ménages.

n

La première, qui va toucher environ 3,8 millions de ménages français, est le versement d’une prime de 200 euros, dite de « solidarité active ». Programmée pour le début du deuxième trimestre 2009 elle est destinée aux futurs bénéficiaires du RSA ou revenu de solidarité active. Dans la même veine, le gouvernement a aussi annoncé la construction 70 000 logements sociaux pour fournir un domicile aux plus pauvres.

n

Une autre mesure, sans doute la plus médiatisée, est la prime à la casse, calquée sur les précédentes « balladurette » et « jupettes ». Elle offre aux particuliers 1000 euros pour la reprise de chaque véhicule de plus de 10 ans, sous réserve bien sûr de l’achat d’un nouveau. Un critère environnemental a aussi été retenu puisque les voitures achetées devront émettre moins de 160 g/km de CO2.

n

De manière indirecte, les directives en faveur des entreprises devraient elles aussi bénéficier aux ménages en générant « entre 80 000 et 110 000 emplois » selon les estimations de Christine Lagarde, ministre de l’Économie.

n

Ce plan, décrit par Jean-Louis Borloo, ministre de l’Environnement comme un « turbo dans la croissance verte » suscite une vive polémique à gauche malgré les énormes montants mis en jeu. Ce sont en effet quelque 26 milliards d’euros qui seront injectés dans l’économie dont concrètement 15,5 milliards d’euros de dépenses supplémentaires pour 2009.

n

Il est ainsi jugé trop prude par l’opposition qui aurait souhaité une réorientation des sommes allouées pour soutenir les plus pauvres plutôt que les grandes entreprises.

n

D’ailleurs Martine Aubry, ne s’est pas gênée pour déclarer : « Toute l’Europe est en train de dire qu’il faut relancer absolument le pouvoir d’achat (…) et l’investissement créateur d’emplois et la France n’a toujours pas ce soir le plan que nous attendions ».

n

Ségolène Royal n’a pas hésité à fustiger ce plan qu’elle compare à des « mesurettes »

n

Alors, « turbo à la croissance » ou simple « mesurette » ? La nature de ce plan de relance ne manquera pas de se révéler très vite.

Vous avez aimé cet article ? Faites le savoir !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.