PIB allemand en berne, la BCE réagit à ramenant son taux à 2 %

Nouvel épisode dans le feuilleton de la baisse des taux de la Banque Centrale Européenne. Son gouverneur, Jean Claude Trichet vient en effet d’annoncer un retrait de 50 points sur son principal taux directeur, le ramenant à 2 %. Si une baisse était attendue, cette décision du conseil des gouverneurs de la puissante entité européenne s’est vu catalyser par les performances catastrophiques de l’économie allemande lors du dernier trimestre 2008. Avec un PIB en recul de 2 % par rapport au trimestre précédent, la plus grande économie de l’Union Européenne, autrefois moteur de la croissance dans la zone euro, est aujourd’hui l’une des principales victimes de la crise.n

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Cette baisse n’augure cependant pas d’un prochain retour à la normale, le ralentissement économique devant s’accentuer dans les mois qui viennent. Dans ces conditions, une nouvelle révision à la baisse des taux lors de la prochaine réunion du conseil des gouverneurs, en mars, est plus que probable.

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Les déclarations alarmistes se multiplient par ailleurs au sein des analystes. « Nous croyons que les données vont être si mauvaises que la BCE sera forcée d'aller de 2 % à un nouveau plancher historique de 1,5 % en mars » confirmait ainsi Holger Schmieding, économiste spécialiste de l’Europe pour une grande banque américaine.

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Il est vrai que tous les voyants sont au rouge pour la zone euro avec notamment un taux de chômage frôlant les 8 % en novembre dernier, son plus haut chiffre depuis près de trois ans.

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Saluée par la fédération des banques allemandes, qui y voit une « contribution importante au succès des paquets de relance économique », la décision ne remporte pas, comme toujours, l’unanimité dans le milieu des économistes, qui la trouvent encore une fois bien timorée.

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Il faut reconnaître que les 0,5 % consentis par la BCE semblent quelque peu timides au vu d’une conjoncture marquée, selon l’aveu même de Trichet, par un « niveau d'incertitude exceptionnellement élevé sur l'économie » et un « ralentissement significatif ».

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Il semble donc que, selon toute vraisemblance, la « banque des banques » européenne s’achemine à petits pas vers le taux zéro, à l’instar de sa cousine la FED américaine.

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Mr Moneyblog

Passionné par le monde de la Banque et plus largement celui du Crédit, je vous informe régulièrement de l'actualité, des bons plans pour optimiser vos Finances Personnelles.

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