France : Une consommation toujours en berne

pile_piecesLes chiffres négatifs de la croissance publiés récemment confirment le net recul de la consommation des ménages français. L’achat de biens manufacturés a en effet enregistré une baisse de 0,9 % en décembre 2008, nonobstant l’effet en général bénéfique des fêtes de fin d’année sur l’économie. La raison principale est bien sûr évidente, le moral miné par la crise, le chômage et les perspectives les plus sombres, les Français sont restés très près de leur argent.nnnnFace à cette constatation, les effets du plan de relance du gouvernement se font attendre même si le marché de l’automobile, l’un des secteurs les plus sinistrés, a connu un sursaut de 0,9 %, toujours pour le mois de décembre 2008. Attribuée par l’UMP à la nouvelle prime à la casse, cette hausse des achats de véhicule neufs apparaît néanmoins comme minime vu la véritable chute libre enregistrée par les ventes ces dernières années.nnCette insuffisance de la consommation, généralisée à presque tous les branches de l’économie aura aussi pour conséquence une croissance nulle selon les estimations de Patrick Devedjian lui-même. Le ministre chargé de la relance a par ailleurs concédé qu’il était « probable que nous n’ayons pas de bons chiffres dans les mois à venir ».nnLe ministre du Budget a pour sa part tenu à défendre la stratégie du gouvernement, et notamment les injections d’argent massives auxquelles il est en train de procéder. Éric Woerth a ainsi déclaré : « Le plan de relance français, c’est 26 milliards d’euros, concentrés sur l’investissement et, ça, c’est majeur, car on est bien dans une crise d’investissement, d’endettement, de financement ».nnLe parti socialiste a quant à lui présenté un « contre-plan », jugeant celui de Matignon pas assez ambitieux, surtout sur le chapitre de la relance du pouvoir d’achat des ménages. Face à cette nouvelle pique de l’opposition, la réplique du même Éric Woerth ne s’est pas fait attendre « La relance, c’est toutes les initiatives que prend le gouvernement. Par exemple, lorsqu’on augmente les prestations sociales bien plus vite que l’inflation, c’est bien un soutien à la consommation ».nnDifficile de dire s’il a réussi à convaincre les Français qui, malgré un net recul de l’inflation, ont toujours autant de réticence à dépenser leur argent…

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Mr Moneyblog

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