Encore un Madoff ?

Décidément, les jours se suivent et se ressemblent dans le monde de la finance américaine. À peine la bourse de Wall Street s’est-elle remise de l’affaire Madoff qu’un autre scandale financier impliquant plusieurs banques et des sommes d’argent titanesques vient faire la une de la presse économique.nnnnAu cœur de cette fraude massive se trouve le milliardaire R. Allen Stanford. À travers sa banque, la Stanford International Bank (SIB)  le financier écoulait de soi-disant certificats de dépôt aux rendements à proprement parler mirobolants puisque ceux-ci dépassaient régulièrement les 10 %. Contrairement à l’affaire Madoff, il ne s’agirait pas d’un gigantesque schéma de Ponzi où les investisseurs les plus anciens sont rémunérés avec les fonds des nouveaux.nnÀ l’heure actuelle, les fonds engagés dans cette arnaque seraient d’environ 8 milliards de dollars. Pour éviter que cet argent ne s’envole comme dans l’affaire Madoff, la SEC, l’organisme de régulation du marché américain, a d’ores et déjà gelé les avoirs de celui qui était jusque-là considéré comme un gourou de la finance.nnMais ce n’est pas tout, un deuxième scandale, impliquant celui-là la société Stanford Group Company, un autre établissement du holding Stanford, à hauteur de 1,2 milliard de dollars a aussi été mis à jour par la SEC. Le stratagème employé cette fois-ci consistait en la falsification des performances d’un fond de placement pour le rendre artificiellement attractif pour les investisseurs.nnMalgré la différence dans les techniques utilisées, les similitudes avec l’affaire Madoff sont nombreuses. Ici encore les résultats affichés par la banque SIB apparaissent comme totalement déconnectés de la donne économique. Depuis 1993, les gains de l’établissement oscillaient bon an mal an entre 11,5 % et 16 % en dépit les crises et les fluctuations des marchés boursiers. Il faut croire que l’attrait de l’argent facile est toujours aussi fort chez les investisseurs.nnCe scandale augure d’un nouveau séisme dans le monde de la finance. En effet, la SIB possèderait pas moins de 30 000 clients répartis à travers le globe, et le groupe Stanford assurerait la gestion de près de 50 milliards de dollars d’actifs.nnDe l’aveu même de Rose Romer, directrice de la SEC en charge de l’affaire la fraude perpétrée par Stanford a su « déployer ses tentacules partout dans le monde ».

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Mr Moneyblog

Passionné par le monde de la Banque et plus largement celui du Crédit, je vous informe régulièrement de l'actualité, des bons plans pour optimiser vos Finances Personnelles.

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