Pour ralentir le déficit de l’assurance maladie, Bercy veut faire baisser le prix des médicaments.

Bonne nouvelle, pour une fois le gouvernement semble avoir trouvé une solution qui plaira au plus grand nombre pour ralentir le déficit de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie. Ainsi, pour limiter la hausse des dépenses à 3 % en 2010, il mise prioritairement sur une baisse des prix des médicaments.rnrnPour atteindre cet objectif de 3 %, le gouvernement va se donner les moyens de ses ambitions. Aucune catégorie de médicament ne sera épargnée, surtout pas les génériques, dont les prix dans l’Hexagone restent supérieurs à ceux pratiqués dans le reste de l’Union Européenne. Certains médicaments encore sous brevets devraient eux aussi faire l’objet de négociations avec leurs fournisseurs.rnrnUn taux de croissance du chiffre d’affaires annuel de chaque médicament serait ainsi fixé. En cas de dépassement, une partie des gains réalisés par les fabricants devrait alors être reversée à l’État. Actuellement de 1,4 %, ce taux devrait être redescendu à 1 %. L’une dans l’autre, ces menues économies devraient générer entre 400 et 700 millions d’euros.rnrnEn parallèle à cette baisse des tarifs des médicaments, ceux de certains praticiens (radiologues, kinésithérapeutes…) devraient suivre la même tendance.rnrnC’était tout pour les bonnes nouvelles. La mauvaise, c’est que ces baisses de prix et de tarifs ne suffiront pas à elles seules à atteindre l’objectif de 2 milliards d’euros d’économie, d’où la possibilité envisagée par le gouvernement de relever le forfait hospitalier journalier. Si le chiffre de 20 euros a été évoqué, il ne devrait cependant pas être retenu. En effet, bien qu’une hausse de 1 euro génèrerait une économie de 100 millions d’euros, elle en couterait presque autant aux assurances et mutuelles complémentaires qui ne manqueraient pas de le répercuter sur les cotisations.rnrnEnfin, toujours dans un souci d’économie, les remboursements de certains médicaments, notamment les « vignettes bleues » devraient être ramenés à 15 % contre 35 % aujourd’hui.

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Jean De Villele

Expert dans le domaine de l'Assurance, je vous propose régulièrement l'actualité et toutes les astuces pour faire un maximum d'économies mais sans jamais négliger la qualité !

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