Un salarié sur cinq prend sa retraite avec une décote ou une surcote

Actuellement, environ 13 % des salariés du privé et 29 % des fonctionnaires qui vont partir à la retraite prolongent leurs activités ou liquident leurs droits avant l’heure.rnrnL’essor de la surcoternrnLes futurs retraités qui retardent leur départ souhaitent majorer la valeur de leurs allocations, conformément à la règle de la surcote, instituée en 2003 par la loi Fillon. Elle a été instaurée dans le but d’inciter les salariés âgés à maintenir leur emploi. Ils bénéficieront d’une majoration de leur pension, dont le coefficient s’élève à l’heure actuelle à 1,25 % par trimestre. Par conséquent, en travaillant un an de plus, on peut rehausser le montant de la retraite de 5 %. Après la récession, le régime de la surcote a connu un véritable succès.rnrnEn moyenne, les intéressés prorogent leurs activités de 6,9 trimestres, pour accroître leur pension de 49.90 euros par mois. Dans le secteur public, l’enchérissement mensuel peut atteindre 196 euros, une somme non négligeable en ces temps de crise. Ainsi, ce dispositif intéresse non seulement les salariés modestes, mais également les cadres aux revenus nettement plus élevés. Toutefois, cet engouement va s’estomper dans les prochaines années à la suite de la réforme du système des retraites, qui entrera bientôt en vigueur. En relevant l’âge légal d’ouverture des droits, elle va réduire la proportion des salariés qui bénéficiera de la surcote.rnrnLa décote, un régime qui concerne particulièrement les femmesrnrnUn assuré qui prend sa retraite avant l’heure verra sa pension dépréciée au prorata du nombre de trimestres manquants. C’est la règle de la décote. Selon les résultats d’une enquête menée par le ministère du Travail, une grande majorité des salariés opte pour ce régime. 55 % d’entre eux sont des femmes, qui ont évolué durant leur carrière dans des milieux professionnels précaires ou qui souhaitent se consacrer davantage à leurs familles. La baisse du coefficient de minoration, ces deux dernières années, a aussi contribué à cet essor de la décote. En moyenne, les assurés partent avec 13,4 trimestres manquants. Cependant, plus du tiers des employés se retirent avec vingt trimestres en moins, soit cinq ans d’abattement.

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Jean De Villele

Expert dans le domaine de l'Assurance, je vous propose régulièrement l'actualité et toutes les astuces pour faire un maximum d'économies mais sans jamais négliger la qualité !

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