Les trois sujets brûlants de la rentrée

Stimuler l’industrie grâce à l’épargne salarialernrnAu début de l’été, le ministère de l’Économie a pris la décision d’utiliser l’épargne salariale pour appuyer financièrement le capital social et les réserves des petites et moyennes entreprises ainsi que des firmes industrielles, qui doivent être remises à flot. En effet, les encours des plans d’épargne entreprise, qui s’élèvent à 85 milliards d’euros, constituent une manne financière dont on peut disposer en ces temps de crise, caractérisés par le tarissement des crédits. En outre, cette ressource est disponible à long terme. L’épargne salariale est recueillie chaque année auprès de 12 millions de salariés bénéficiaires, ce qui représente 2 milliards d’euros de fonds mobilisables.rnL’administration des finances projette d’imposer aux sociétés privées qui évoluent dans le secteur industriel, aux PME et aux compagnies intermédiaires cotées en bourse, d’incorporer au minimum dans leurs plans d’épargne entreprise un capital profilé. Ils doivent prévoir ce plancher au même titre que les subsides réservés à l’épargne solidaire, qu’ils mettent à la disposition des employés. La Direction du Trésor est sur le point de finaliser ce projet avec les partenaires sociaux.rnrnLutter contre le surendettement en ajustant les offres bancaires rnrnLe coût de produits bancaires occupera à nouveau le devant de la scène durant cette rentrée. Ce mois de septembre, les banquiers et les associations de consommateurs, qui constituent le Comité consultatif du secteur financier, devront s’accorder sur l’ensemble des projets phares, inscrits dans le rapport Pauget-Constans publié en juillet de cette année. Les principaux sujets brûlants concernent la diminution sensible des frais d’incident sur prélèvement et la mise sur pied d’un éventail de modes de paiement alternatifs, qui s’adressent aux clients jugés les plus fragiles. Ainsi, on prévoit le plafonnement du montant et du nombre de commissions d’intervention ainsi que la généralisation d’une carte qui autorise automatiquement le découvert bancaire. Les membres du Comité devront aussi s’entendre sur le barème des tarifs des produits et des services bancaires. La liste définitive sera par la suite révélée au grand public, pour que les intéressés puissent comparer facilement les offres proposées par chaque établissement. La ministre de l’Économie, Christine Lagarde, soutient également le développement des offres à la carte, plus équitables et moins préjudiciables aux emprunteurs.rnrnL’assurance-vie : doit-on la remettre en cause ?rnrnL’assurance-vie concerne 15 millions de ménages français. Il coûte chaque année 1,2 milliard d’euros à l’État. Dans un rapport de l’Inspection générale des finances, on reproche à ce dispositif de ne pas générer les profits auxquels l’administration s’attendait, c’est-à-dire de soutenir la croissance économique. Ce compte rendu sous-entend que ce contrat constitue désormais une niche fiscale, qu’on doit aménager. Ces allégations ont suscité des remous, notamment dans le milieu des assurances. Ils estiment qu’une refonte de la fiscalité de l’assurance-vie serait désastreuse pour la santé de l’économie, puisque c’est le seul placement où les particuliers osent investir des sommes énormes. Le ministre du Budget, François Baroin rejoint cette thèse en évoquant que l’assurance-vie est un des triomphes du modèle économique français. Il a permis aux ménages d’épargner. Une remise en cause risquerait ainsi de déstructurer le système tout entier.

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Jean De Villele

Expert dans le domaine de l'Assurance, je vous propose régulièrement l'actualité et toutes les astuces pour faire un maximum d'économies mais sans jamais négliger la qualité !

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