Le grand emprunt national finalement revu à la baisse.

Chat échaudé craindrait-il l’eau froide ? C’est apparemment ce qui arrive au gouvernement qui a radicalement réduit le montant probable du grand emprunt national de 2010. Au lieu des 100 milliards d’euros initialement prévus, seuls 40 milliards pourraient être sollicités auprès de l’épargne publique.rnrnEst-ce à dire que l’État aurait moins besoin d’argent ? Non, bien sûr. Seulement après l’euphorie qui a suivi l’annonce du grand emprunt public, de nombreuses contestations émanant tant des milieux d’affaires que des économistes ont convaincu Bercy de réviser à la baisse ses ambitions.rnrnPremièrement au niveau du montant. S’il avait été maintenu à 100 milliards d’euros il aurait fait passer le total des dettes à moyen et long termes de la France à 275 milliards d’euros rien que pour les émissions de 2010. Ajoutez cela à l’ampleur actuelle du déficit budgétaire et vous obtenez les ingrédients de base pour susciter la panique sur les marchés, d’autant que l’Allemagne, première économie européenne, n’a prévu émettre « que » 195 milliards d’euros pour 2010. Le déséquilibre ainsi créé serait bien trop flagrant.rnrnDeuxième élément qui a pesé lourd dans la balance du gouvernement : le coût. Ici il faut se souvenir que l’appel à l’épargne publique était présenté comme la première option pour l’émission de ce grand emprunt. L’opposition socialiste s’était d’ailleurs empressée de dénoncer le populisme quelque peu suranné de la manœuvre. Cette option pourrait cependant, sinon passer purement et simplement à la trappe, du moins voir sa contribution totale au dispositif fortement réduite. En effet pour attirer les contribuables il faudrait que le gouvernement propose des rendements intéressants. EDF a montré la voie en offrant 4,5 % pour son grand emprunt « maison ». Ce taux est bien supérieur à celui que pourrait obtenir l’État en s’adressant directement aux professionnels, sans compter le gain de temps…rnrnEn fin de compte, bien qu’il ait subi de nombreuses modifications sur la forme, le grand emprunt national devrait cependant se concrétiser rapidement. Pour preuve, des consultations ont déjà commencé pour déterminer les principaux axes bénéficiaires de cette manne d’argent. Parmi ces domaines, piliers de la « croissance de demain » pour reprendre les termes du chef de l’État, la recherche sur les énergies alternatives ou encore la protection de l’environnement seront assurément incontournables.

Vous avez aimé cet article ? Faites le savoir !

Jean Julien

Blogueur spécialisé dans les Finances Personnelles pour Optissima.com, je vous informe sur l'actualité de la Banque et du Crédit. N'hésitez pas à laisser un commentaire pour donner votre avis ou poser vos questions !
  1. David C. dit :

    Ni dettes, Ni emprunts, la France doit créer de l’Argent !\n\nNon à l’emprunt Sarkozy !\n\nFace au pillage de notre pays organisé, depuis plus de 30 ans, par les marchés financiers qui gonflent artificielle, par les taux d’intérêt, la dette de notre pays, et afin de promouvoir des politiques de bien commun le gouvernement Français doit rompre avec la loi Giscard-Ponpidou du 3 janvier 1973, et tous les traités européens depuis Maastricht.\n\nLe gouvernement doit reprendre sa souveraineté économique et émettre du crédit productif Publique émit par une nouvelle Banque de la France.\n\nLe château de cartes de la finance est entrain de s’effondrer, il faut sortir de la spéculation et remettre l’argent au service de la population.\n\nDavid C.\ndavid.cabas.over-blog.fr

  2. David C. dit :

    Ni dettes, Ni emprunts, la France doit créer de l’Argent !\n\nNon à l’emprunt Sarkozy !\n\nFace au pillage de notre pays organisé, depuis plus de 30 ans, par les marchés financiers qui gonflent artificielle, par les taux d’intérêt, la dette de notre pays, et afin de promouvoir des politiques de bien commun le gouvernement Français doit rompre avec la loi Giscard-Ponpidou du 3 janvier 1973, et tous les traités européens depuis Maastricht.\n\nLe gouvernement doit reprendre sa souveraineté économique et émettre du crédit productif Publique émit par une nouvelle Banque de la France.\n\nLe château de cartes de la finance est entrain de s’effondrer, il faut sortir de la spéculation et remettre l’argent au service de la population.\n\nDavid C.\ndavid.cabas.over-blog.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.