Un placement zen à la Banque Populaire ?

Crise oblige, voilà que les banques ne reculent devant rien pour rassurer leurs clients et attirer leur argent.rnrnLa Banque Populaire ne fait pas exception à la règle, elle qui n’a pas hésité à intégrer la notion de « zen » dans son nouveau produit d’épargne.rnrnFructizen, ou plutôt Fructizen 2 (il s’agit du deuxième épisode, après le succès du premier volet) propose à ses souscripteurs de prendre des participations dans un fond d’investissement indexé sur le Dow Jones Euro Stoxx 50. Il s’agit d’un indice qui tient compte des performances des 50 entreprises leader de la zone euro (Alcatel-Lucent, BNP Paribas, Nokia, LVMH ou encore Volkswagen en font par exemple partie).rnrnEn clair (et en théorie), plus les cours des actions grimpent, plus le capital du déposant est rémunéré. La Banque Populaire va même plus loin en garantissant le retour de 100 % de l’argent investi auquel sera adjoint un bonus égal à 50 % du taux moyen de progression de l’indice durant la période de souscription. Ce taux de progression est calculé chaque année par rapport au niveau de l’année d’avant. Les années négatives (celles où le taux est inférieur aux années précédentes) ne sont pas comptabilisées dans le calcul final. Ainsi, si la progression moyenne sur la durée de souscription est de 15 % (ce qui est déjà énorme), les détenteurs verront leur capital rémunéré à 7,5 % brut.rnrnSur le papier, voilà donc un produit d’épargne assez attractif… pour les très optimistes. Rien en effet ne garantit une hausse constante des performances de ces 50 grandes entreprises sur cinq ans ( !) et les récents scandales financiers sont là pour le prouver. Cinq ans c’est très long aussi et c’est pourtant la durée d’échéance de la formule, ce qui veut dire que les sommes investies en 2009 ne seront disponibles qu’à l’horizon 2014. La souplesse n’est donc pas au rendez-vous. Bien sûr, il est toujours possible de retirer son argent plus tôt, moyennant les habituelles commissions de rachat (4%)…rnrnEt c’est bien là, le (gros) désavantage : les frais ! Ces derniers sont plutôt élevés (frais de souscription 2,5 %, frais de gestion annuels 2 %) et diminuent considérablement l’attractivité du placement. Le risque de ne récupérer que sa mise de départ, rémunérée à un taux relativement faible moins les frais, n’est malheureusement pas nul, surtout vu l’instabilité économique et la volatilité des marchés financiers en temps de crise.rnrnAu final, on se trouve avec un produit… pas si zen que ça ! À réserver donc aux plus téméraires, disposés à parier le rendement de leur épargne sur les cours de bourse. D’autant plus que dans la même catégorie, chez les banques concurrentes, ce ne sont pas les placements plus souples et dotés de rémunérations plus réalistes qui manquent. Ceux qui souhaitent néanmoins placer leurs billes dans Fructizen 2 doivent se dépêcher, la date limite de souscription étant fixée aux 27 août 2009.

Vous avez aimé cet article ? Faites le savoir !

Mr Moneyblog

Passionné par le monde de la Banque et plus largement celui du Crédit, je vous informe régulièrement de l'actualité, des bons plans pour optimiser vos Finances Personnelles.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.