Aides, primes et réductions, ceux qui resteront et ceux qui disparaîtront en 2010

primes-aides-reductionsEn 2009, crise oblige, le gouvernement a mis en place de nombreux dispositifs (allègement ou crédit d’impôt, prime à la casse…) pour favoriser l’embauche ou soutenir certains secteurs en difficulté. Aujourd’hui, alors que la reprise semble poindre (timidement) le bout de son nez, certaines de ces mesures passeront bel et bien à la trappe en 2010, notamment pour permettre de (grosses) économies d’argent à l’État.rnrnCe sera par exemple le cas pour l’annulation des deux tiers de l’impôt sur le revenu, la prime à l’embauche en CDI d’un stagiaire ou le remboursement anticipé des surplus d’impôt payés par les entreprises. Outre la réduction d’impôt pour les ménages les plus pauvres, d’autres mesures sociales comme la majoration de l’allocation rentrée scolaire ne seront pas reconduites.rnrnPar contre, des mesures qui ont rencontré un franc succès comme l’éco PTZ, les contrats aidés et les diverses facilitations des formations en alternance vont être prorogés. Il en sera de même des remboursements anticipés de TVA pour les collectivités locales.rnrnD’autres dispositifs sont encore sujets à débats. Non pas qu’ils n’aient pas atteint leur objectif, mais bien parce qu’ils coûtent trop d’argent à l’État. Au premier rang de ces mesures « efficaces mais chères », la prime à la casse, qui a pourtant fait plus de 320 000 heureux, générant au passage une addition de 400 millions d’euros pour le Trésor Public. Pour éviter une chute brutale des ventes dans l’automobile, elle ne devrait cependant pas être supprimée du jour au lendemain. La solution la plus probable pour le moment est une révision à la baisse progressive de son montant. Elle passerait ainsi à environ 700 euros pour le premier semestre 2010 puis à 300 euros pour le second. Heureusement, un bonus écologique devrait par la suite prendre le relais.rnrnAutre mesure victime de son succès : le crédit impôt recherche qui a déjà nécessité le remboursement anticipé de 1,2 milliard d’euros, utilisés par les entreprises pour financer leurs pôles recherche et développement. Il est vrai que la suppression de la taxe professionnelle, et les 10 milliards d’euros qu’elle devrait générer dans leur trésorerie devrait largement leur permettre de compenser l’annulation de cette mesure. Dans la même veine, le prêt à taux zéro destiné à faciliter l’accession à la propriété des ménages modestes devrait voir son plafond actuel (30 % du prix du bien immobilier) revu progressivement à la baisse. Enfin, l’exonération de charges salariales pendant un an pour toute nouvelle embauche dans une très petite entreprise (moins de 10 salariés) devrait, elle aussi, voir sa durée d’application ramenée à trois ou six mois.

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Jean Julien

Blogueur spécialisé dans les Finances Personnelles pour Optissima.com, je vous informe sur l'actualité de la Banque et du Crédit. N'hésitez pas à laisser un commentaire pour donner votre avis ou poser vos questions !

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