La hausse de la fiscalité des placements financiers

Pour cette année, les investissements financiers effectués par les particuliers seront lourdement taxés. En effet, la loi de finances en vigueur a prévu une hausse de la fiscalité. Cette mesure annonce la fin graduelle du bouclier fiscal.

rnLe régime fiscal auquel seront soumis les placements à revenus fixesrnrnLes placements à revenus fixes englobent tous les types d’investissements, à l’exception des actions. On peut citer entre autres les obligations, les bons de capitalisation, les comptes courants ou les livrets non réglementés. Si on se réfère à la loi de finances, la levée effectuée sur ces capitaux progressera de 30,1 % à 31,3 % cette année. Elle est constituée des prélèvements libératoires et sociaux. Les contribuables concernés par cette nouvelle taxation ne peuvent s’en dérober. Ils ont juste la possibilité de choisir le mode d’imposition. Ils peuvent insérer le montant de leurs contributions dans la déclaration de revenus ou opter pour le prélèvement libératoire.rnrnLa fiscalité de l’assurance-vie multi-supportrnrnLe régime fiscal de l’assurance-vie multi-support connaît également quelques changements. Le taux de prélèvement sera maintenu au cours en vigueur, cependant la règle de perception des prélèvements sociaux fera l’objet d’un aménagement. Auparavant, l’administration fiscale les recouvrait au moment du retrait. Dorénavant, le recouvrement s’effectuera chaque année. Cette réforme affectera à coup sûr le rendement du contrat, puisque les intérêts ne seront plus capitalisés. Ils serviront uniquement à rétribuer la taxe sociale. Néanmoins, les survaleurs versées à ce titre seront restituées à l’épargnant si une fois arrivé à terme, le contrat affiche une moins-value.rnrnLa révocation du seuil de taxation pour les valeurs mobilièresrnrnLes contribuables qui investissent sur des valeurs mobilières ne bénéficient d’aucun mode de prélèvement. Les plus-values sont spontanément soumises au prélèvement libératoire. Ils seront aussi assujettis au taux d’imposition de 31.3 %, étant donné que ces placements comportent moins de risques. On note également la suppression du seuil de taxation. Antérieurement, ces profits étaient dégrevés si le montant total des cessions se trouvait sous la barre des 25830 euros. Désormais, si le résultat des ventes annuelles est rentable, il sera aussitôt taxable, dès le premier euro. Cette mesure affectera particulièrement les possesseurs de portefeuilles titres, mais aussi les titulaires de plans d’épargne en actions.rnrnLa suppression de l’avantage fiscal rattaché aux dividendesrnrnLes parts de bénéfice attribuées à chaque titulaire d’actions ou d’OPCVM-actions seront aussi astreintes au nouveau taux de 31,3 %. En outre, l’abattement fiscal rattaché aux dividendes, qui pouvait atteindre 230 euros, sera supprimé cette année.

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Mr Moneyblog

Passionné par le monde de la Banque et plus largement celui du Crédit, je vous informe régulièrement de l'actualité, des bons plans pour optimiser vos Finances Personnelles.

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