Retraite : certaines ruptures de carrière mieux amorties que d’autres

Surprenant ! Avoir des enfants et arrêter momentanément son activité pour s’en occuper permet d’améliorer substantiellement sa pension de retraite. C’est une des conclusions inattendues d’un rapport du Centre d’études de l’emploi. Le CEE a ainsi mis en relief les impacts des arrêts de travail sur les pensions, et pour une fois les nouvelles ne sont pas trop mauvaises.nnLe système de compensation du régime général permet, selon les termes mêmes du CEE «de maintenir, dans de nombreux cas d’interruption de carrière, un niveau de pension quasiment équivalent à celui d’une carrière complète ». En clair, les périodes non travaillées pour cause de chômage, de santé ou autres ont relativement peu d’effet sur les montants perçus à la retraite. Mais là encore des disparités existent.nnLes salaires les plus bas sont ainsi paradoxalement les mieux lotis. Un individu qui a été rémunéré en moyenne à 1,2 fois le SMIC (1200 euros) et qui est resté sans emploi pendant 5 ans sur 40 ans de carrière ne sera pénalisé que de 2 % par rapport à quelqu’un qui aura été employé sans discontinuer. Ce pourcentage s’élève à 2,7 % pour ceux dont la rémunération moyenne entre dans la fourchette de 2,5 à 5,4 fois le SMIC (entre 2700 et 5700 euros).nnCeux, ou plutôt celles, qui touchent le gros lot sont les mères de famille. Leur régime de retraite, qui leur accorde d’un à deux ans de cotisation par enfant selon qu’elles travaillent dans le public ou le privé, leur confère un avantage à l’amplitude pour le moins inattendue. Ainsi, une femme née en 1940, ayant abandonné son emploi pendant 5 ans pour élever ses deux enfants, recevra jusqu’à 12 % de plus qu’un homme célibataire qui a cotisé sans interruption pendant quarante ans.nnDeux catégories ressortent comme réellement désavantagées en l’état actuel des choses, il s’agit des RSAistes (anciens RMIstes) et de ceux qui ont un emploi à temps partiel peu rémunéré. Pour les premiers, les périodes durant lesquelles ils touchent le RSA ne sont tout simplement pas considérées, pour les seconds le faible montant des salaires perçus pénalise grandement le montant de leurs pensions.

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Jean Julien

Blogueur spécialisé dans les Finances Personnelles pour Optissima.com, je vous informe sur l'actualité de la Banque et du Crédit. N'hésitez pas à laisser un commentaire pour donner votre avis ou poser vos questions !

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