Argent : soutenir des causes humanitaires avec l’épargne solidarité.

Fatigué de l’argent pour l’argent, envie de vous investir dans une cause humanitaire ? Pourquoi ne pas tenter les produits d’épargne solidaire ? Qu’il s’agisse de livrets ou d’assurance-vie, ce ne sont pas les options qui manquent d’autant qu’elles sont doublement utiles.nnTout contribuable qui y souscrit, outre la toujours très gratifiante sensation du devoir accompli, bénéficiera en sus de substantielles réductions d’impôts jusqu’à 66 % du montant du don avec un plafond fixé à 20 % du revenu imposable. Si ce dernier vient à être dépassé, le reliquat sera étalé sur 5 ans. Les réductions en cas de dons à des associations d’aides aux personnes en difficulté s’élèvent même à 75 % dans la limite de 495 euros.nnLes livrets d’épargne sont les plus courants de ces placements « utiles ». Leur fonctionnement est assez simple, les souscripteurs choisissent de reverser tout ou partie des intérêts générés par leur argent à des œuvres caritatives. Les livrets Codesol et le Livret Agir du Crédit Coopératif ou le Livret d’Épargne pour les autres du Crédit Mutuel sont parmi les plus connus de ces produits « solidaires ». Le Crédit Coopératif en propose même pour les jeunes et les très jeunes épargnants avec le Livret Jeune solidarité emploi Adie pour les 12/25 ans et le Livret Scoopy destiné au moins de 12 ans.nnCôté assurance-vie il est possible de léguer à son décès la somme de son choix à une organisation humanitaire avec le contrat Mutavie Actiplus option Agir et le contrat Skandia Ekité. Un autre dispositif consiste à reverser une partie du capital engrangé à des œuvres de bienfaisance. C’est celui qui a été adopté par Entraid’épargne de la mutuelle Carac, Skandia Ekité ou encore Avip Multilib sélection Éthique et Partage.nnCeux qui disposent déjà d’un petit portefeuille préfèreront peut-être investir leur argent dans des « FCP et Sicav de partage ». Ces organismes transféreront ensuite une part des gains annuels à des bonnes causes comme la lutte contre la faim dans le monde ou la protection de l’environnement. Prudence cependant, ce n’est pas parce qu’ils sont humanitaires que ces placements sont moins risqués. Comme toujours sur le marché des actions ou des obligations les variations tant à la hausse qu’à la baisse sont communes. Ceux qui ont pris la mesure du risque pourront se tourner vers le FCP Habitat et humanisme (un quart des bénéfices reversés), les FCP Pacte solidarité logement et Pacte vert tiers monde du Crédit Agricole Asset Management (la moitié des bénéfices reversés). Les plus généreux confieront quant à eux leur argent à la FCP Éthique et partage où c’est carrément 100 % des plus-values qui seront données à des œuvres de charité.nnIl existe enfin une autre formule où c’est sur certaines opérations qu’une petite somme d’argent est prélevée. Cette « autotaxation » peut notamment se faire au travers d’actions aussi banales que régler ses achats avec sa carte bancaire (0,05 euro : carte Caritative de la Société Générale) ou effectuer un retrait au distributeur (0,06 euro : toujours sur le même produit de la SG).

Vous avez aimé cet article ? Faites le savoir !

Jean Julien

Blogueur spécialisé dans les Finances Personnelles pour Optissima.com, je vous informe sur l'actualité de la Banque et du Crédit. N'hésitez pas à laisser un commentaire pour donner votre avis ou poser vos questions !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.