Immobilier ancien : légère hausse des prix en juillet, selon la FNAIM

Les études sur les tendances de l’immobilier en France se suivent et ne se ressemblent pas. Bien que les notaires de Paris déploraient tout récemment une baisse catastrophique (- 10 % environ) des prix en Île-de-France, la puissante FNAIM évoque quant à elle une hausse de 0,4 % en juillet sur l’ensemble du territoire. Le syndicat majoritaire des agents immobiliers, dans son rapport mensuel publié ce lundi, fait ainsi état d’une augmentation de 1,3 % du prixlogement des appartements. Un accroissement tempéré par un recul de 0,4 % de celui des maisons. Dans le même temps, la plupart des analystes restent circonspects face à ces chiffres, alors que le marché du , touché de plein fouet par la crise, est, selon l’avis général en plein marasme…nnAlors, méthode Coué ou réelle disparité entre les données de la FNAIM et celles de… tous les autres ? La plupart des professionnels du secteur dénoncent le manque de représentativité de l’étude de la FNAIM, arguant de l’insuffisance flagrante du nombre de transactions dont il est tenu compte pour garantir la pertinence de ses résultats.nnAinsi, de l’aveu même, d’Henri Buzy-Cazaux, agent immobilier, fraîchement « débarqué » de la tête du syndicat : « pour être fiable, il (l’indicateur des prix de la FNAIM) devrait reposer sur au moins 15.000 ou 20.000 transactions » or René Pallincourt, actuel directeur de la FNAIM reconnaissait lui-même que seulement « un peu moins de 6.000 données » étaient recueillies pour l’établissement des statistiques mensuelles. D’ailleurs, en terme absolu, la FNAIM n’a à sa disposition qu’un peu moins de 10 % de toutes les opérations de vente effectuées sur le marché du logement…nnPrise dans la tourmente, la FNAIM essaie donc, tant bien que mal, de s’en dépêtrer comme elle peut. Pour sa défense, elle incrimine le manque d’assiduité de certains de ses membres qui omettraient de lui communiquer leurs chiffres d’affaires, ainsi que le recul général des transactions. Il y a cependant une chose qu’elle ne peut cacher, c’est la chute globale des prix du logement dans l’Hexagone avec -6,4 % en valeur entre juillet 2008 et 2009, selon cette fois ses propres statistiques. Quoi que la FNAIM puisse en dire, la bulle de l’immobilier semble bel et bien en train d’éclater.

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Mr Moneyblog

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