Immobilier ancien : quasi- stabilité des prix en juillet, selon PAP

Comme dans le neuf, les prix dans l’immobilier ancien continuent de boire la tasse si l’on se fie au dernier rapport de l’observatoire PAP (De Particulier à Particulier). Si la baisse sur le mois de juillet est relativement modérée à – 0,51 % pour les appartements et même une légère progression pour les maisons avec + 0,13 %, les statistiques d’évolution sur un an et depuis le début de l’année 2009 restent sans appel.nnAinsi, depuis le 1er janvier c’est de -  4,42 % que les prix des maisons ont reculé. Ceux des appartements ont mieux résisté à – 1,63 %. Ces chiffres vont totalement à l’encontre de ceux du très contesté rapport mensuel de la FNAIM, publié il y a quelque temps. De ce côté, celui de PAP est plus rassurant ne serait-ce que par sa base de calcul bien plus large. Le site utilise les données de près de 12 000 transactions contre un peu plus de 6000 pour celui de la FNAIM…nnPlus intéressante encore est l’évolution sur un an (1er août 2008, 1er août 2009) : la déroute enregistrée par l’immobilier depuis près d’un an y montre toute son ampleur avec – 5,70 % pour les appartements et -  8,41 % pour les maisons. Le comportement du taux de négociation (différence entre le prix de l’annonce et celui de l’acte de vente) est tout aussi éloquent avec une hausse d’environ 0,5 % 5,84 % pour celui des appartements et 6,93 % pour celui des maisons contre respectivement 5,38 % et 6,34 % il y a seulement un mois.nnAutre signe qui ne trompe pas, la durée moyenne de conclusion d’une transaction vient elle aussi de s’allonger d’une semaine. Il faudra désormais en compter 12 pour placer son appartement et 14 pour sa maison. Ainsi, un nombre croissant de vendeurs en sont réduits à jouer la montre afin de vendre à des prix convenables, quand ils ne sont tout simplement pas aux abois et obligés de brader. Et s’ils arrivent enfin à conclure, ils doivent aussi consentir des rabais de plus en plus conséquents. Cette situation était impensable il y a tout juste un an quand le marché immobilier était en pleine bourre. N’en déplaise à l’optimisme de la FNAIM, la tournure que prennent les évènements est bel et bien symptomatique de l’éclatement d’une (énorme) bulle…

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Mr Moneyblog

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