Crédits immobiliers : les défauts de remboursement restent faibles en France

Les banques françaises et européennes seraient-elles réellement plus sages que leurs consoeurs d’outre-Atlantique en matière d’attribution de crédit immobilier ? C’est ce que tendrait à prouver une étude du cabinet Olivet Wyman.nnAinsi, sur l’année 2007, bien que les emprunts immobiliers représentent une part très majoritaire des crédits accordés en Europe (85 %), ils ne sont à l’origine que de 8,3 % des pertes. Grosso modo, les crédits immobiliers génèrent 10 fois moins de manque à gagner que ceux à la consommation avec respectivement 2,5 milliards d’euros et 28 milliards en Europe, 200 millions d’euros et 2,3 milliards dans l’Hexagone. Et ces statistiques sont tout sauf étonnantes. Alors que les crédits à la consommation sont « distribués » à la va-vite un peu partout, les prêts immobiliers font en général l’objet d’une minutieuse étude de risques.nnLa capacité de remboursement de l’emprunteur, sa situation familiale, l’adéquation entre le bien immobilier et l’acquéreur, autant de facteurs dont les banques tiennent compte dans leur mécanisme d’attribution. En sus, elles prennent des précautions additionnelles en privilégiant les prêts à durée moins longue (20 ans ou moins) ainsi que le financement des habitations principales. Cette minutie et cette aversion au risque, typique de la « frilosité » qui leur est souvent reprochée, est à l’origine de la grande qualité de l’encours des crédits immobiliers ainsi que de leur bonne santé. De grands réseaux comme BNP Paribas ou la Société Générale évoquent ainsi une croissance notable (environ + 5 %) du volume de crédit immobilier accordé sur un an.

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Mr Moneyblog

Passionné par le monde de la Banque et plus largement celui du Crédit, je vous informe régulièrement de l'actualité, des bons plans pour optimiser vos Finances Personnelles.

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