Les ménages moins solvables menacent la reprise du secteur immobilier

Les ménages moins solvables menacent la reprise du secteur immobilierJamais, depuis 2008, le secteur du crédit immobilier ne s’est senti aussi bien comme le démontrent les différents indicateurs disponibles concernant les taux en vigueur. Bien que ces derniers ne fassent pas l’unanimité (l’observatoire Crédit Logement-CSA parle de 3.48 % en moyenne, alors que les chiffres fournis par Empruntis sont légèrement inférieurs), tous les acteurs tirent la même conclusion de l’évolution des taux à l’issu du premier trimestre 2010 : après la poursuite de la baisse en avril, ils se stabiliseront à partir du mois de mai.rnrnLa bonne nouvellernrnCette faiblesse des taux est à l’origine d’une bonne nouvelle pour la relance économique : le nombre de demandes de crédits a littéralement explosé, avec tout ce que cela implique sur la croissance. L’augmentation serait estimée à 70.3 % en un an, avec un pic au premier trimestre de cette année.rnrnPar ailleurs, ceux qui ont emprunté continueront à bénéficier de la baisse de leurs mensualités diminuant ainsi leurs taux d’endettement et inversement augmentant leur capacité d’emprunt. Cela leur permettra de souscrire de nouveaux emprunts et même de se constituer un apport personnel, facilitant contribuant ainsi à la reprise de la consommation.rnrnLes incertitudesrnrnToutefois, les organismes de crédits ne sont pas à l’abri d’un revirement de situation dû à la dégradation de la solvabilité des emprunteurs. La vigilance est donc de mise, car le phénomène semble prendre de l’ampleur. L’inflation qui touche le secteur de l’immobilier est pointée du doigt comme étant à l’origine de cette situation. En effet, depuis le début de l’année, les prix n’ont pas cessé d’augmenter et ni la baisse des taux ni la possibilité pour les ménages de disposer d’un apport personnel de plus en plus important, ne suffisent plus pour compenser la flambée des prix.rnrnCe contexte inflationniste fragilise ce début de reprise dans la mesure où la moindre hausse des taux, aussi insignifiante qu’elle puisse être, contribuerait à ralentir la relance qui s’amorce. Toutefois, un scénario de crise à l’américaine est à écarter étant donné la forte proportion des crédits à taux fixe (91 %) par rapport aux ceux aux taux variables ; de plus, pour limiter les « dégâts », ces derniers sont plafonnés.

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Khadidiatou Diallo

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