Les établissements bancaires se sont engagés à distribuer le nouveau prêt à taux zéro

Le PTZ +rnrnLe PTZ+ est le nouveau dispositif qui vient en remplacement de l’ancien prêt à taux zéro, un crédit qui visait à faciliter l’accès à la propriété, mais dont les conditions d’attribution ont été durement critiquées. Le PTZ + est disponible depuis le début de l’année 2011. Le gouvernement a ainsi apporté quelques aménagements en vue d’améliorer ce nouveau système, notamment au niveau de sa répartition.rnLe nouveau prêt à taux zéro s’adresse toujours aux primo-accédants, c’est-à-dire aux foyers français qui font l’acquisition d’un bien immobilier neuf ou ancien pour la première fois. Son coût pourra cependant représenter jusqu’à 40 % de la valeur du bien. En outre, ce taux plafond est modulable, c’est-à-dire qu’il peut varier suivant l’évolution du cours de l’immobilier ou des caractéristiques énergétiques du logement. Par conséquent, plus l’ouvrage consomme moins d’énergie, plus le montant attribué sera intéressant.rnLe ministère du Logement a estimé qu’environ 380000 PTZ+ seraient alloués cette année. Les principaux acteurs du secteur de l’immobilier, notamment les établissements prêteurs ont accueilli favorablement l’annonce de ce projet. Selon eux, ce dispositif va améliorer la solvabilité des ménages, en particulier les familles modestes, qui pourront désormais se lancer dans l’acquisition d’un logement et devenir propriétaires. En basculant une partie des prêts conventionnels dont le taux est fixé autour de 3,5 % à 0 %, les trois quarts des accédants à la propriété bénéficieront d’un financement optimal, au dire d’un analyste.rnrnLes établissements bancaires sont prêts à en accorder aux ménagesrnrnInitialement, les banques ont été peu enthousiastes à collaborer avec l’État pour mettre sur le marché le PTZ+. Seuls quelques établissements à l’instar du Crédit Lyonnais, de la Société Générale, des Caisses d’Épargne, des Banques Populaires, de la BNP Paribas, du Crédit Agricole, du Crédit Mutuel, ou encore du Crédit Immobilier de France ont répondu à l’appel. D’autres institutions les ont emboîtés le pas peu de temps après. En effet, les banques devront investir près de 10 milliards d’euros, alors qu’avec le précédent dispositif, ils n’ont engagé qu’environ 4 milliards d’euros.rnrnDans certains cas, souscrire un prêt à taux zéro peut se révéler désavantageux. Si la durée de l’emprunt s’avère trop courte, l’investisseur n’a aucun intérêt à contracter un crédit suivant ce régime, car il doit encore s’acquitter des mensualités et des primes souvent élevées. Les banques devront ainsi mieux informer leurs clients sur l’intérêt ou non de souscrire un PTZ+, en tenant compte de chaque situation.rnrnLes banques vont se rémunérer sur les prêts complémentairesrnrnPour équilibrer leurs marges bénéficiaires, les institutions financières vont répercuter leurs pertes sur les prêts complémentaires, en relevant leurs taux. Le ministère de l’Économie désapprouve toutefois cette décision des établissements bancaires. Selon Bercy, les établissements de crédit bénéficient déjà d’un sérieux atout avec l’ouverture du prêt aux emprunteurs dont le profil ne présente aucun risque.rnPour se justifier, les banques avancent qu’auparavant, elles étaient rémunérées à hauteur de 110 points de base, au-dessus de l’OAT. Mais suite à cette réforme du PTZ, elles ne pourront plus percevoir qu’entre 35, 55 à 75 points de base. Elles seront ainsi dans l’obligation de renchérir les prêts complémentaires, en augmentant leurs taux ou le coût des frais de gestion des dossiers, pour rester à flot.

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Khadidiatou Diallo

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