Immobilier ancien : les perspectives pour l’année 2011

L’année 2010 restera marquée par la légère reprise du marché de l’immobilier ancien. Grâce aux dispositifs d’aides instaurés par le gouvernement, la baisse des taux de crédit et les offres de consolidation de prêt, les primo-accédants et les foyers modestes ont désormais les moyens d’investir pour acquérir un logement neuf ou ancien.rnrnCependant, cette situation ne perdurera pas en 2011. On constate à l’heure actuelle que les prix augmentent à un rythme effréné. Diverses raisons peuvent expliquer cet état de fait, comme la faiblesse de l’offre, notamment dans les principales agglomérations, la récession économique, les normes écologiques et le contexte politique.rnrnLa conjoncture économiquernrnSur le plan national, les indicateurs économiques sont relativement stables. Les économistes constatent une stagnation de la conjoncture. La croissance est relative et le taux de chômage s’enlise sur la barre des 9 %. La récession est toutefois plus ressentie dans les zones à faible densité de population.rnQuand une entreprise locale ferme les portes, c’est l’ensemble des activités économiques de la localité qui tourne au ralenti. Les habitants n’ont donc plus le choix que de déménager et de vendre leur ancien logement. Ces faits conduisent inéluctablement à une augmentation de l’offre et à une faiblesse de la demande et corollairement à une baisse du marché et des prix.rnrnUne hausse probable des taux d’intérêtrnrnL’ère des taux d’intérêt à 1 % semble révolue. Les banques centrales pourraient relever leurs taux directeurs en raison des pressions des marchés obligataires à moyen et long terme. Ils pourraient même connaître une hausse brutale dans le courant de l’année 2011, selon certains analystes. Néanmoins, cette situation aura pour principale conséquence de désolvabiliser un nombre important de foyers, notamment les plus modestes. En effet, dans la pratique, un relèvement d’un point de ces coefficients réduit d’environ 8 % le montant d’un crédit à taux fixe attribué sur une durée de vingt ans.rnrnLa norme « bâtiment basse consommation »rnrnLes immeubles anciens sont souvent considérés comme énergivores. Cependant, les normes d’édification et de rénovation récentes, comme le BBC ou bâtiment basse consommation, imposent des critères stricts en termes de performance énergétique. De nombreux ménages, conscients des risques environnementaux, ont adhéré à ces règles. Ils privilégient ainsi les logements conformes à ces normes, au détriment des biens anciens, dont le prix diminue en conséquence.rnrnLa hausse de la fiscalitérnrnL’augmentation des prélèvements sur les plus-values immobilières imposables va aussi affecter ce secteur. Depuis le 1er janvier 2011, ils sont imposés à hauteur de 31,3 %, contre 28,1 % auparavant.  Cette hausse concerne les héritiers voulant s’affranchir de l’indivision. Ce relèvement figure dans le cadre de la réforme de la fiscalité patrimoniale engagée par le gouvernement.rnrnLe contexte politiquernrnLes périodes pré-électorales sont aussi néfastes pour le marché de l’immobilier ancien. On assiste souvent à une diminution du volume des transactions. Les investisseurs, les propriétaires et les acquéreurs sont très attentifs au cours de cette période, car l’évolution du marché dépendra du programme électoral des candidats potentiels.

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Khadidiatou Diallo

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  1. Novemo dit :

    Hausse des taux qui est déjà bien présente. Ces dernieres semaines ont d’ailleurs effacé plusieurs mois de baisse. Face à cette tendance, la solvabilité des ménages se voit de nouveau menacée.

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