Parcimonie des banques en matière d’octroi de crédit immobilier.

Le recul du crédit immobilierrnrnAyant atteint leur chiffre d’affaires de l’année dès la fin du troisième trimestre, certains établissements de prêts du pays opposent de plus en plus de refus de crédit immobilier aux particuliers. Ce secteur subit également de plein fouet la crise qui frappe l’économie et les finances depuis le mois d’août. Ainsi, un grand nombre de ceux qui désirent acheter un logement voient actuellement leurs chances d’obtenir un crédit s’amoindrir de jour en jour.rnrnLes banques ainsi que les mutuelles exigent dorénavant un apport minimum de la part de l’emprunteur. Comme le niveau de confiance commence à baisser dans ce marché, celui-ci doit désormais s’acquitter de 10% au moins de la valeur du bien et de ses droits d’enregistrement. Par ailleurs, cette valeur est souvent sous-estimée lors d’une expertise effectuée avant l’octroi du crédit. Les banques prévoient en effet une baisse notable du prix de l’immobilier dans les prochaines années. Si le crédit est accordé, son montant est souvent inférieur à la valeur marquée sur le rapport d’évaluation. Le prêteur peut aussi demander à ce qu’une sûreté réelle soit assortie au logement pour lui permettre de se protéger des défaillances éventuelles de l’emprunteur. Cette garantie peut être une hypothèque ou un privilège de prêteur de denier.rnrnLes établissements prêteurs ferment aussi les vannes concernant les crédit relais. Il est ainsi de plus en plus difficile pour des emprunteurs d’acquérir leur nouveau logement avant que leur propriété actuelle soit vendue. Pour certains, il peut s’avérer plus judicieux de puiser dans leur épargne ou bien d’emprunter des fonds auprès de leurs proches.rnrnDes taux favorables pour les banquesrnrnEn général, les banques et les autres organismes de prêt fixent leur taux de crédit sur la base des OAT ou obligations amortissables du Trésor. Comme le niveau de l’OAT est actuellement de 2,53%, les analystes estiment que les taux des banques devraient suivre cette tendance à la baisse. Certains établissements ont déjà revu leurs taux, mais très légèrement, ce qui ne favorise pas nettement l’emprunteur. Il existe donc encore une grande différence entre les OAT et les taux fixes des banques. On remarque en effet qu’aujourd’hui, pour un crédit de vingt ans, l’OAT est aux alentours de 2,53% alors que le taux des banques est de 4,25% en moyenne. Néanmoins, la concurrence des taux commence à se sentir entre les établissements. Il appartient donc à l’emprunteur de dénicher le meilleur taux de crédit pour financer l’achat ou la construction de son logement.

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Khadidiatou Diallo

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