Le marché du crédit conso en octobre

marche_credit_consoCrise, toujours la crise, les banques font de plus en plus grise mine, le marché du crédit à la consommation est en effet en net recul ce mois d’octobre.nnLes chiffres de l’ASF (Association française des sociétés financières) sont tombés la semaine dernière et indiquent une baisse de l’ordre de 8,8 % en France de la production totale des prêts aux particuliers.nnnnEn retrait depuis le début de l’année (- 0,4 % de croissance de janvier à octobre par rapport aux données de l’an passé) le volume des crédits accordé ne semble pas devoir redresser sa situation dans le court ou même le moyen terme.nnIl subit de plein fouet le contrecoup de la crise de l’industrie automobile. Le financement d’achat de véhicules, neufs ou d’occasion, est responsable de plus du tiers du montant des crédits consommation.nnIl va sans dire que la chute vertigineuse des ventes du secteur a entraîné dans son sillage une activité qui en est fortement dépendante.nnLa situation est donc très grave, la plus grave depuis près d’une décennie comme le souligne Nicolas Pécourt, expert de chez Sofinco : « Il faut remonter huit ans en arrière pour connaître pareille situation ».nnAutre symptôme du marasme actuel les crédits renouvelables voient aussi leur succès diminuer, au grand désespoir des banques et des établissements assimilés.nnIci subsiste une interrogation pour savoir s’il s’agit d’une réelle mauvaise nouvelle. Bien sûr cette baisse se traduit par des pertes de profits pour les opérateurs financiers, mais il faut aussi se souvenir que ces crédits « revolving » sont incriminés dans une très large majorité des dossiers de surendettement. Ils font d’ailleurs l’objet d’un projet de loi qui entraînera a priori, s’il est adopté dans sa forme actuelle, un recul encore plus important. (Voir Note du 26/11/2008 : Lutte contre le surendettement)nnLa conjoncture a aussi influencé négativement les emprunts individuels. Les prêts personnels sont globalement en retrait de 6,8 % par rapport à 2007. Si l’on tient compte du seul mois d’octobre, la chute est quasi abyssale, atteignant presque 17,6 % après deux années consécutives de croissance à deux chiffres (+ 12 % en 2006, + 11 % en 2007). Globalement, l’avenir est considéré par beaucoup comme trop incertain pour se permettre de contracter de nouvelles dettes.nnCeux qui ont suivi l’actualité économique de près ne seront néanmoins pas étonnés par la teneur de ces chiffres. D’ailleurs ne devrait-on pas les considérer comme de simples illustrations des mécanismes d’autorégulation du marché qu’il faut juste « laisser faire et laisser passer »?nnLes banques ne l’entendront sûrement pas de cette oreille et rivaliseront encore d’adresse et d’opérations de charme pour convertir un maximum de contribuables lambda aux vertus de leurs « offre de crédit personnalisée ».

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Jean Julien

Blogueur spécialisé dans les Finances Personnelles pour Optissima.com, je vous informe sur l'actualité de la Banque et du Crédit. N'hésitez pas à laisser un commentaire pour donner votre avis ou poser vos questions !

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