Les offres de crédit conso pendant la crise

offres_credit_consoAvec la crise réapparaissent partout des offres de « crédit renouvelables » et autres « rachats de crédits », et ce, toujours à des taux « incroyables ». Si elles émanent souvent de banques respectables elles sont encore la plupart du temps l’apanage d’établissements moins connus et dont la moralité peut laisser à désirer.rnrnrnrnParmi les quelque 182 000 dossiers de surendettement de la Banque de France, beaucoup sont en effet des surendettés « passifs ». Ils ont dû recourir à ces prêts suite à des accidents de la vie comme une maladie grave, un divorce ou la perte d’un emploi…rnrnLe plus étonnant c’est qu’en fait beaucoup de faillites personnelles ne sont pas liées à de la surconsommation.rnrnBeaucoup de ménages surendettés avaient ainsi des arriérés de paiement sur les charges du quotidien comme le loyer et les factures d’électricité.rnrnLes crédits qu’ils ont souscrits avaient plus valeur d’outil de survie qu’autre chose.rnrnDe nombreux termes à consonance fallacieuse pour les experts sont décelables dans la plupart des annonces tels que « réserve d’argent » ou « taux exceptionnel ». Certains établissements vont même jusqu’à promettre 10 000 € sous 48 h, avec en prime un cadeau !rnrnDerrière ce phénomène classique se cachent des tromperies parfois très grossières. Ces écueils sont cependant difficiles à éviter pour les ménages en difficulté.rnrnPour ne pas tomber dans le panneau, il faut être au courant de certaines réalités macroéconomiques et pratiques.rnrnUne des premières choses à comprendre est que par les temps qui courent tout crédit souscrit sera forcément plus long et/ou plus cher qu’un autre contracté lors d’une période plus favorable. Peu importe que ce soit pour le remboursement d’un crédit précédent ou pour un achat quelconquernrnIl faut tout autant tenir compte des fameux « crédits revolving » qualifiés aussi de permanents ou de renouvelables. Ceux-ci sont notamment offerts à travers les cartes bancaires. Souvent utilisés pour des dépenses courantes, ils sont en cause dans 86 % des dossiers de surendettement à la Banque de France. Ce sont bel et bien des « crédits cachés » à des taux très élevés et qui requièrent beaucoup de discipline pour celui qui y a recours.rnrnLa nature des crédits est aussi un signe des différences de revenu. Les particuliers les plus aisés s’endettent dans l’immobilier alors que les plus modestes sont exclusivement abonnés au crédit consommation.rnrnQue penser alors de tous ces crédits rapides ? Sont-ils des aubaines ou des attrape-nigauds pour les plus pauvres ? La réponse la plus sûre est qu’il appartient à chacun de s’endetter avec sagesse.

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Jean Julien

Blogueur spécialisé dans les Finances Personnelles pour Optissima.com, je vous informe sur l'actualité de la Banque et du Crédit. N'hésitez pas à laisser un commentaire pour donner votre avis ou poser vos questions !

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