La suite de l’actualité sur la prévention du surendettement

Après le projet de loi du sénateur Marini pour une meilleure régulation des banques, de leurs offres de crédits et des taux, le gouvernement vient de franchir un nouveau palier dans les déclarations d’intention pour la lutte contre le surendettement.

nnn

Cette fois-ci c’est au tour de Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives de monter au créneau. Les objectifs affichés sont d’ailleurs ambitieux, selon ses propres termes : « On se donne six ou huit semaines pour faire un texte qui ne soit pas de l’habillage, ni cosmétique, mais qui donne un coup de frein au crédit toxique et un coup d’accélérateur au crédit responsable ».

n

Au premier rang de ces « crédits toxiques » viennent les fameux crédits renouvelables ou « revolving » qui représentent 23,9 % du volume total des crédits à la consommation et sont impliqués dans la grande majorité des dossiers de surendettement.

n

Les données statistiques sont implacables, près de 10 % des Français déclarent avoir recours à ce genre de prêts et les cas de surendettement en compteraient cinq en moyenne.

n

Le même Martin Hirsch faisait d’ailleurs à ce sujet des révélations effrayantes : « C’est en moyenne, il peut y en avoir 30 ou 40 ». Ces chiffres expriment bien l’ampleur du problème et l’absence flagrante de contrôle dans l’octroi de ces prêts dont les taux sont tout autant incriminés.

n

Supérieurs à 19 % dans près de la moitié des cas, ils s’approchent dangereusement de la barre des 20,7 % considérée comme la limite du taux usuraire.

n

Le cœur du problème est que ce genre de crédit à la consommation, le plus cher, représente souvent la seule alternative de survie pour les ménages les plus pauvres. Souvent exclus des produits plus traditionnels, ils demeurent à la merci d’un accident de la vie comme la perte d’un emploi ou la maladie.

n

Consciente de ce paradoxe, Christine Lagarde, ministre de l’Économie a tenu à réaffirmer la volonté du gouvernement de « préserver, sécuriser, élargir le champ d’application du crédit à la consommation » en souhaitant que celui-ci « soit raisonnable et responsable ».

n

Dans le prolongement du projet de loi Marini elle a aussi fustigé la publicité faite autour de leurs produits par les banques et les autres établissements financiers, publicité qu’elle a qualifiée de « maladroite, peu lisible, peu explicite, excessive ».

n

Une lueur d’espoir semble donc poindre à l’aube de 2009 pour les laissés pour compte du système financier. Si tant est bien sûr que le gouvernement maintiendra sa volonté de trouver des solutions à leurs problématiques.

Vous avez aimé cet article ? Faites le savoir !

Mr Moneyblog

Passionné par le monde de la Banque et plus largement celui du Crédit, je vous informe régulièrement de l'actualité, des bons plans pour optimiser vos Finances Personnelles.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.