Nicolas Sarkozy annonce le lancement d’un grand emprunt national

 rnrnLe grand emprunt national annoncé la semaine dernière par le Président Sarkozy continue de susciter des réactions mitigées au sein de la classe politique. Destiné à financer la « croissance de demain » cet emprunt, dont ni le montant ni le taux n’ont pour l’instant été dévoilés sinon son lancement (2010), devrait faire partie de l’ambitieux « New Deal » à la française.rnrnSans qu’il soit possible d’en savoir plus pour le moment plusieurs grands chantiers comme la rénovation des lycées et des universités, le soutien aux industries innovantes ou encore l’aménagement du grand Paris ont été évoqués. Il n’empêche, cette gigantesque collecte de fonds n’est pas pour rassurer les milieux économiques.rnrnPar exemple, s’il devait être placé directement chez les particuliers, il ne manquerait pas de créer un malaise auprès des banques. L’État serait en effet obligé de proposer des taux plus attractifs que ceux du marché, alors que la plupart des établissements se livrent déjà à une bataille sans merci pour attirer l’épargne des ménages.rnrnAutre problème de taille, même s’il est destiné à de nobles causes, cet emprunt creusera encore un peu plus un déficit public au bas mot abyssal (il devrait frôler la barre affolante des 74 % en 2009). Nicolas Sarkozy a ici choisi de tempérer les futures critiques en affirmant qu’il s’agirait d’un « déficit préparant l’avenir ». L’expression était osée et n’a pas manqué de faire réagir Dominique de Villepin qui déclarait sur BFM TV n’être « pas sûr que l’emprunt soit la formule pour solutionner tous les maux » rappelant que « d’une façon ou d’une autre il faudra (le) rembourser ».rnrnL’opposition socialiste ne s’est évidemment pas gênée pour singer le dispositif qu’elle n’a pas hésité à qualifier, dans un communiqué de Michel Sapin son secrétaire national à l’économie, d’« objet de communication, contresens économique » et de « grande illusion ». Le député de la première circonscription de l’Indre va même plus loin dans son réquisitoire en affirmant que pour lui l’« emprunt ne servira qu’à tenter de dépenser plus au détriment des générations futures qui devront le rembourser ».rnrnIl demeure qu’à l’heure actuelle, le taux de Français séduits par l’idée de souscrire à ce placement peine à s’élever à un petit 17 % d’après un sondage Ifop publié dans le Journal du Dimanche. Si ce chiffre n’obligera pas le gouvernement à réviser totalement ses plans, il le conduira selon toute évidence à revenir avec une offre et des propositions économiques bien ficelées ce qui pourrait au final profiter tout à la fois aux banques et aux particuliers.rnrnRendez-vous début novembre pour savoir quels seront les projets finalement adoptés à l’issue des débats qui réuniront dans les trois prochains mois les élus politiques et des personnalités évoluant dans les domaines de la recherche, de l’éducation et de la culture.

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Mr Moneyblog

Passionné par le monde de la Banque et plus largement celui du Crédit, je vous informe régulièrement de l'actualité, des bons plans pour optimiser vos Finances Personnelles.

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